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De l’Ombre à la Lumière … PARTIE 2/4

Chers lecteurs,

Voici la suite de nos incursions à la recherche du Soi.

J’espère que la lecture de la première partie vous aura permis de toucher du doigt des aspects importants de vous-même.

J’espère également que cela vous donnera envie de poursuivre la quête.

C’est ce que je vous propose avec quatre aspects supplémentaires, concernant l’opposition entre notre ego et notre Soi.

N’oubliez pas que c’est par la connaissance de l’ombre que débute la prise de conscience de son insignifiance. Alors, sa compréhension et son acceptation permettent d’entrevoir ce qui se cache derrière le voile. Cette lumière qui n’attend que cela pour notre entière réalisation.

Comme toujours, je vous souhaite une lecture enrichissante.

CINQUIÈME STRATÉGIE – L’ARROGANCE

L’arrogance est un faux-ami. Elle prend l’aspect de la confiance, de la force et du contrôle alors qu’elle n’est qu’une expression de faiblesse et de peur. En tant qu’elle puise sa force dans l’insécurité et le sentiment d’inadéquation, l’arrogance reste un pur produit de l’ego.

L’arrogance se manifeste précisément dès l’instant où l’ego se sent blessé dans son besoin d’être plus important qu’un autre. Ainsi, elle devient le moyen par lequel l’ego compense ce qu’ilcroit avoir perdu, ou ce en quoi il pense avoir été lésé.

Cela rejoint parfaitement la logique selon laquelle nous nous comparons, nous entrons en compétition avec l’autre, nous en faisons notre ennemi. Tout cela reste justifié pour la simple raison que nous abritons la croyance que l’autre (son jugement, ses critiques, voire sa réussite) ôte quelque chose à notre ego. Il ne lui en faut souvent pas plus pour justifier tout type d’attaques centrées sur l’arrogance. Les mêmes critiques que nous proférons, les mêmes jugements par lesquels nous condamnons, visent souvent à bien faire comprendre que nous sommes au-delà des aspects que nous reprochons à l’autre. Cette dépense de temps et d’énergie nous bloque l’accès à ce que nous sommes en essence.

Or, nous commençons à bien comprendre qu’il en s’agit que de projections visant à faire porter à l’autre ce que nous nions posséder en nous-mêmes. Cela n’est rien d’autre qu’une forme d’attaque qui, inévitablement, suscitera les réponses que l’on sait de la part de ceux qui en sont la cible. Ainsi, nous voici à nouveau la victime des autres, ayant bien veillé à renforcer notre statut de victime si cher à l’ego.

C’est comme cela que, uniquement centrés sur ces rôles que nous entretenons, nous occultons ce qui pourrait véritablement nous faire rayonner, en dehors de toute peur et de toute comparaison, poursuit son paisible sommeil au fond de nous.

… Pour le plus grand bonheur de l’ego qui, sans cela, se condamnerait à sa propre perte.

CINQUIÈME ALTERNATIVE – L’HUMILITÉ

Malheureusement trop souvent associée à la faiblesse, l’humilité est pourtant une réelle force. Tout dépend de quel point de vue on se place. Il est clair que vue par l’ego, l’humilité est une perte de suprêmatie plus ou moins intolérables selon les personnes.

Pour l’ego, humilité est synonyme de soumission, d’effacement, d’asservissement, d’abaissement, voire de honte, d’humiliation et d’anéantissement. Face à ces formes de défectuosité supposée, l’ego a vite fait d’entrevoir le spectre menaçant d’une menace inacceptable : “Si l’on me voit faible, on aura toutes les raisons de médire sur moi, me juger, me blâmer … m’abandonner.”

Or cette croyance est ce qui donne coprs à la réalité que nous vivons. Car nous faisons tout pour modeler, sans même nous en apercevoir, les circonstances de manière à ce qu’elles donnent raison à nos croyances. Ainsi, l’arrogance voulant défendre l’ego contre sa pire crainte, ne fait qu’en construire les circonstances d’apparition et de réalisation. Nous créons notre réalité … bien au-delà de ce que nous imaginons.

Tout ce que suppose l’humilité pour l’ego, nous donne une vision de soi-même qui se situe bien en-dessous de la réalité. Quelque chose de soi semble ne pas être totalement assumé, ce qui perpétue la distorsion de notre porpre image.

Or, considérée par les yeux du Soi, qui ne partage pas la vision illusloire de l’ego, l’humilité est la conscience juste de notre valeur et de la place que nous avons à occuper dans le monde. Elle pourrait la comparer à la modestie, simplicité, douceur, respect de soi et de l’autre. Ici, il n’y a pas d’abaissement de la vision de soi au-dessous de la réalité. Il n’y a pas non plus d’élévation au-dessus de la vérité. Simplement une vision juste, réaliste et assumée.

Sans distorsion de notre image, nous éliminons le doute à notre sujet. Nous nous sentons aptes à nous suffire à nous-mêmes. Conscients de nos atouts et de nos limites. Détachés de tout besoin de comparer tant est prise en compte l’unicité de chacun. Ainsi, l’autre cesse d’être une menace.

Alors, toute défense (ou attaque) de notre part devient caduque, laissant une place entière à nos bonnes intentions. Nous voyant ainsi disposé, l’autre ne peut qu’améliorer la vision qu’il a de nous-mêmes … ainsi que celle qu’il a de lui. C’est ainsi qu’une fois de plus, la relation s’inscrit dans une dynamique vertueuse où chacun est reconnu comme il est, loin de toute idée menaçante.

Faire preuve d’humilité permet une ouverture réciproque aux avis des uns et des autres. Des opinions sont partagées qui permettent de nous ouvrir au changement et à l’évolution, sans que personne n’aie désiré changer l’autre pour autant.

Sois humble comme les racines de la rose que personne n’admire et qui pourtant protègent le secret de sa beauté.”

François Gervais

SIXIÈME STRATÉGIE – L’ENTÊTEMENT

L’ego a horreur d’avoir tort. Il fonde son fonctionnement sur une vision distordue de lui-même, de l’autre et du monde. En cela, il vit dans une permanente illusion de vérité, bien en-dessous de ce que deviendrait la réalité sans cette tromperie faite à soi-même. Remettre ses croyances en question est difficile pour l’ego. Et lorsque ses certitudes sont ébranlées, sa réactivité peut adopter n’importe quelle nuance dans la gamme allant de la vexation à la colère. Remarquez qu’il ne s’agit que d’attaques faites à soi, à l’autre et, le plus souvent aux deux. Dans tous les cas, ce ne sont que des degrés différents de colère, le plus souvent réprimée, qui vérouillent notre capacité d’ouverture et notre flexibilité.

Ainsi, nous croyons conserver notre autonomie et renforcer notre posture, quand en réalité, nous faisons preuve de tout le contraire … obtenant encore une fois, ce à quoi nous voulions échapper.

En effet, cette illusion d’autonomie n’est rien d’autre qu’une extrême sensibilité et une grande réactivité aux désaccords manifestés par d’autres. Il s’agit donc d’un état de dépendance avancée aux opinions d’autrui. Pensez à la vie d’un pantin dont chaque mouvement est déterminé par l’impulsion que lui donne le marionnettiste qui le manipule. Est—ce votre idée de la liberté ?

Quant à la croyance que nous renforçons notre posture, elle prend un sérieux coup dans l’aile lorsque les autres nous désertent. Un têtu ne garde pas ses relations bien longtemps … À défaut de les perdre, il les rend difficiles à vivre, tant pour lui que pour l’autre. À tout moment, se joue la question du risque concernant la peur suprême de l’ego : se retrouver seul.

Oui, mais j’ai raison …!”

Oui, mais tu es seul …!”

Seul à avoir raison. Un beau retour dans les profondeurs noires que nous offrent l’ego. On ne renforce pas sa posture lorsqu’on est seul. On l’affaiblit notoirement … avec la douleur au bout du trajet. Voilà pourquoi nous préférons si souvent avoir raison qu’être heureux.

Au moins, il reste à l’ego une occasion unique de se poser comme victime.

Et ô combien l’ego adore se plaindre …

Au fond, en niant les avis différents, nous perdons l’occasion précieuse d’une ouverture de notre champs perceptif. Quel meilleur révélateur de soi-même que l’autre ?

En nous fermant aux avis extérieurs, nous perdons beaucoup plus que la simple compagnie des autres. Nous fermons du même coup la porte à de précieuses prises de conscience sur nous.

Être en désaccord n’a pas à être une source de conflit. Bien au contraire.

SIXIÈME ALTERNATIVE – L’OUVERTURE D’ESPRIT

Accepter de remettre en question ses propres avis, c’est s’octroyer le droit à l’enrichissement. S’ouvrir à des avis multiples nous permet de comprendre que nous sommes loin d’avoir toutes les réponses, mais que notre vision peut s’émailler de nouvelles perspectives.

L’autre a forcément un rôle à jouer dans notre vie. Tout comme nous en avons un à exercer dans la sienne. Chaque personne dont nous croisons la route est là pour nous apprendre quelque chose.

Qu’importe d’avoir raison ou pas, lorsqu’on sait que la véritable richesse réside dans la différence et la confrontation des expériences.

Là où l’ego fait bien plus que cultiver la mêmeté … puisqu’il abhorre la différence qui lui donne le sentiment de perdre pied sur les évènements.

Le Soi s’épanouit dans la diversité qui devient, pour lui, une source de d’enrichissement … et l’occasion d’accepter ce que la vie réserve …

Vous avez raison, madame Je-sais-tout ! Annonça Madame Têtue en arrivant chez son amie … mais j’ai bien fait d’aller vérifier.”

Roger Hargreaves

SEPTIÈME STRATÉGIE – L’ÉGOCENTRISME OU L’AUTORÉFÉRENCE

Se voulant parfait et parfaitement reconnu, l’ego sombre dans la peur de ne pas être à la hauteur de ses aspirations en termes d’image. Soit que, souffrant d’un terrible complexe d’infériorité, il cherche à le cacher en compenssant par une image faussement favorable ; soit que, n’ayant pas conscience de placer sa propre perception bien au-dessus de la réalité, il en abreuve qui veut bien l’entendre … Pas trop longtemps tout de même …

Conscients ou pas du décallage entre sa valeur véritable et sa valeur réelle, le résultat de cela est qu’il ne fait que se défendre contre le discrédit et le rejet qu’il craint plus que tout …

Et devinez quoi … ! C’est tout juste ce qu’il finit souvent par obtenir.

En effet, l’égocentrisme est la défense spécifique contre cette forme particulière de peur. Comme toute défense, nous avons vu qu’elle génère ce qui voulait être évité.

La peur et sa défense se fondent sur l’illusion que la satisfaction, que le remède à tous les manques et les maux, doivent venir de l’extérieur. Suprême dépendance qui nous pousse à rechercher l’attention des autres, leur assentiment, leur reconnaissance. En usant et abusant de cela, nous dédions une quantité phénoménale d’énergie émotionnelle à manipuler les personnes et les situations, de façon à ce qu’elles comblent ce que nous croyons être nos manques. Ce faisant, nous devenons des adeptes de la plainte, de la réclamation, ce qui ne fait qu’accroître notre isolement.

Qui d’entre-nous supporterait d’être mobilisé en permanence par une personne qui, ensuite, serait incapable de nous retourner un minimum d’attention ? Un peu : oui. Longtemps : j’en doute.

L’égocentrique lasse vite son entourage et finit inévitablement par souffrir de ne pas comprendre les raisons pour lesquelles il est déserté. Il lui restera tout de même une belle justification pour valider son statut de victime auprès des nouvelles oreilles qui voudront bien l’écouter …

Le don ne peut fonctionner qu’à double sens. Pas qu’il s’agisse d’une quelconque justice … simplement du fait que les lois de l’univers semblent ainsi régies. Le don se fait des uns aux autres dans un aller-retour constant. Les anglo-saxons appellent cela le FLOW … nous pourrions l’appeler le flux. Il n’est pas étonnant que l’infini soit symbolisé par le chiffre 8.

Quel plaisir procurerait un jeu de tennis dans lequel le receveur garderait pour lui chacune des balles que lui envoie le serveur ? La vie semble répondre aux mêmes caractéristiques.

SEPTIÈME ALTERNATIVE – LA SERVIABILITÉ

Le Soi a une toute autre vision de la question. Il n’isole pas, ne sépare pas, ne compare pas. Il sait que sa nature profonde vise le partage et l’union. Notre véritable nature, celle qui est censée être alignée sur les lois de l’Univers, est la joie et la paix. Cela en peut se manifester que dans la coopération.

Pour l’ego, toujours enfermé dans une vision de manque et d’insuffisance, il est inconcevable d’admettre qu’il y a plus à recevoir en donnant qu’en exigeant. En retenant tout pour lui, il ignore qu’il provoque lui-même un désalignement avec les lois de l’abondance. Le Soi ne se pose pas la question en ces termes. Il se place au service du monde sans rien exiger. Et parce qu’il n’attend rien, il obtient.

Ces gains désintéressés couvrent toute la gamme de ce qui peut être reçu. À commencer par le sentiment gratifiant de compter … d’avoir une valeur aux yeux de tous. En recherchant le bien-être de l’autre, on s’élève au-dessus de l’insignifiance de nos petits problèmes quotidiens. Et le retour est infiniment plus gratifiant que celui qu’attend l’ego sans jamais le recevoir … ou si rarement. Mais dans tous les cas, jamais bien longtemps.

Au fond, le Soi sait que tout ce qu’il fait pour l’autre, c’est d’abord à lui-même qu’il le fait.

N’oublions pas que ce don de soi doit d’abord être motivé par un désir sincère qui se fonde sur une intention véritable. Lorsqu’il donne, l’ego le fait toujours avec une arrière-pensée … après quoi, il s’étonne de ne rien recevoir en retour. En avançant masqué et en recherche d’un bénéfice, l’ego s’inscrit dans une logique de manque. Sa défense illusoire contre ce manque lui donne … encore plus de manque. Le Soi n’attend rien. Il donne par pur plaisir de donner et de partager.

La conclusion est sans appel : En donnant du manque, je reçois du manque. En donnant du don … la vie me donne en retour.

Difficile à croire ?

Pour l’ego : Absolument. Connectez-vous à l’amour que votre Soi connaît parfaitement … et vous verrez !

Comment faire la différence ?

La prochaine fois que vous donnez, demandez vous pourquoi vous le faites :

Par désir de reconnaissance ?

Pour être perçu comme un sauveur ou un bienfaiteur ?

Pour nourrir le désir d’un bénéfice à court, moyen ou long terme ?

Pour éviter des désagréments ou la perte ?

Les dons de l’EGO sont toujours motivés par la peur.

Le Soi se pose un autre genre de questions.

Lorsqu’il donne, il le fait par désir d’élever l’autre.

Par joie pure et simple.

Par remerciement sincère.

Par pur altruisme ou par absolue gratitude.

Les dons du SOI sont toujours motivés par l’amour.

Ce qui vient de l’ego se passe dans la tête. Le mental calcule.

Ce qui vient du Soi se passe dans le coeur et les tripes … c’est l’endroit où vous sentirez l’émotion si plaisante de votre intention.

Dans les rues de Calcuta, un touriste américain arpentait les rues saturées de pauvreté. Sans savoir qui elle était, il croise Mère Teresa qui tenait en enfant lépreux dans ses bras. Dégoûté par ce qu’il voyait, le touriste s’eclame : “Quelle horreur ! Je en ferais pas ça … même pour un million de dollars.” Et Mère Teresa lui répond avec un sourire illuminé : “Oh ! Moi non plus, je ne ferais pas ça pour un million de dollars. Moi, je le fais par amour !”

HUITIÈME STRATÉGIE – LA CUPIDITÉ

La peur du manque d’argent, de biens matériels, mais aussi d’admiration, d’attention voire d’amour. Voilà ce qui favorise cette autre défense propre à l’arsenal égotique : la cupidité.

Souvent, la crainte va au-delà du manque. Aujourd’hui, beaucoup de demandes concernent une sensation de vide existentiel souvent difficile à tolérer pour celle ou celui qui l’éprouve. Lorsque l’ego mène la danse au détriment du Soi, la solution est recherchée à l’extérieur. Ne trouvant pas en Soi ce qui pourrait complètement remédier au vide, il est logique que l’ego s’en défende par compensation. Selon les goûts ou les apétences de chacun, il devient alors facile de tomber dans tous les excès à caractère compulsif.

La nourriture, l’alcohol, les drogues, la pornographie, les achats, et même le travail, lorsqu’ils sont investis de manière addictive, en sont les exemples les plus visibles. Et nos sociétés occidentales ont bien compris l’avantage qu’il y avait à tirer de cet état de fait.

En réalité, ce ne sont que des moyens illusoires qui nous donnent l’impression de nous remplir, sans avoir conscience du fait que la défense génère ce qu’elle voulait éviter. Encore une fois !

Croyant combler le manque, le vide et l’insatisfaction, nous ne faisons que les creuser d’avantage. Nous avons là la racine de l’insatisfaction chronique qui semble nous affecter de plus en plus à notre époque, dans nos sociétés post-modernes.

HUITIÈME ALTERNATIVE – LA GÉNÉROSITÉ

La générosité fonde son principe sur l’idée qu’il y a une place pour tous. Dans un monde qu’il considère injuste, l’ego ne peut fonctionner que dans une logique de compétition et de lutte. Dans la mesure où notre Soi est plus en accord avec les lois de l’univers, il ne peut adhèrer à l’idée d’un monde où l’homme est un loup pour l’homme. Plutôt que de voir en l’autre un personnage qui, de défense en défense, se débat contre des illusions, il perçoit directement son potentiel lumineux. Ce faisant, l’homme gouverné par sa véritable essence ne peut avoir que l’amour pour combustible.

Comment, alors, pourrait-il considérer les autres uniquement par le biais de ce qu’ils pourraient lui rapporter ?

Au lieu de demander ce que l’autre peut faire pour lui, il demande ce qu’il peut faire pour l’autre. Et cela change tout. La générosité, contrairement aux croyances de l’ego, ne génère aucune perte. Au contraire : ce que je donne dans une vraie intention de don, me revient, tôt ou tard, d’une façon ou d’une autre, avec les intérêts …

Et cela nourrit mon désir de donner encore.

Que serait un monde où tout le monde fonctionnerait selon ce principe ?

En réalité, il n’y a rien de plus égoïste que la générosité.

Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous.”

Gandhi

Pour conclure aujourd’hui …

J’espère sincèrement avoir pu contribué, un tant soit peu, à éclairer votre route.

Ce faisant, j’éclaire aussi la mienne, ce dont je vous remercie.

À très bientôt pour la suite.

L’auteur
Juan Manuel Salido Pena
Coach Certifié
Institut des Neurosciences Appliquées de France